Les effets de la pandémie sur notre sexualité

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Avec la pandémie mondiale est venue la question des mesures à prendre afin de limiter la contagion tout en permettant à chacun de continuer à vivre une vie plus ou moins normale. Possibilité de sortir faire du sport ou promener son chien, de s’aérer l’esprit dans un périmètre proche ou bien d’aller faire ses courses par exemple. Et le sexe dans tout cela ? Après tout, si l’on s’interroge sur les manières de permettre à chacun de subvenir à ses besoins essentiels comme faire ses courses ou aller courir, pourquoi ne pas intégrer des mesures permettant à tous d’avoir une vie intime ? C’est le choix qu’ont fait certains pays comme la Belgique, les Pays-Bas ou le Danemark par exemple. En France, ce sont d’autres services comme le tel rose asiat ou les sites de rencontre qui ont eu le vent en poupe.

 

Devrions-nous considérer le sexe comme un besoin essentiel ?

Si se nourrir, se vêtir ou encore se laver sont considérés automatiquement comme des besoins essentiels par tous, la question se pose lorsqu’il s’agit de la vie intime. D’ailleurs, les autorisations de sortie délivrées aux sportifs voulant aller faire un footing près de chez eux ont fait débat : faire du sport est-il réellement nécessaire ?

Si les personnes en couple ne l’ont pas forcément mal vécu, le confinement s’est avéré bien plus compliqué à gérer pour les personnes célibataires. Les bars, restaurants et discothèques étant fermés, difficile de faire des rencontres autrement, d’où la forte demande au tel rose asiat. Selon plusieurs sexologues, les relations sexuelles ne sont pas forcément un besoin essentiel, cependant elles jouent un rôle important pour la santé mentale et physique. On peut donc se questionner sur l’intérêt de permettre aux célibataires d’avoir des relations intimes pendant le confinement autrement que via le tel rose asiat.

 

Knuffelcontact, sex-buddy : les mesures prises par nos voisins européens

Si en France les relations sexuelles n’ont pas été considérées comme un besoin essentiel lors des confinements, certains de nos voisins européen ont eu une toute autre opinion sur la chose. En effet, aux Pays-Bas et au Danemark, chacun avait droit à un “sex-buddy” (comprenez partenaire coquin) avec qui batifoler librement sans aller à l’encontre des mesures sanitaires. Quant à la Belgique, c’est lors du second confinement qu’une décision du même type a été faite, en autorisant chaque personne a avoir un “knuffelcontact” (comprenez contact câlin) en dehors de ses cohabitants. Si ces mesures ont été perçues très favorablement par les habitants de ces trois pays, il est légitime de se demander quelles conséquences elles ont eu sur la propagation du virus. En effet, opter pour le tel rose asiat ou les relations virtuelles comme l’ont fait beaucoup de Français semble plus sécuritaire.

 

L’impact conséquent du confinement sur la sexualité virtuelle

En France donc, pas de partenaire sexuel autorisé en dehors des personnes ayant choisi de se confiner ensemble. Pour assouvir leurs envies et prendre du bon temps malgré l’ambiance morose, les Français se sont majoritairement tournés vers la sexualité virtuelle, et notamment vers le téléphone rose. Parfois vu comme un service un petit peu dépassé, les services de tel rose asiat, black ou encore dominatrice ont été plus que jamais sollicités pendant les deux confinements. Les sites pornographiques ont également bénéficié d’un pic de visiteurs, notamment dû au fait que nombre d’entre eux ont offert des abonnements premiums aux Français confinés. Si le tel rose asiat ou les sites pornographiques ont été autant sollicités, c’est évidemment car ils représentaient un moyen totalement sécuritaire de prendre du plaisir sans avoir à sortir de chez soi. Depuis la fin du confinement, les appels vers les sites de téléphone rose sont d’ailleurs toujours en hausse par rapport à l’année 2019, preuve que ce service plaît à de nombreuses personnes.